Rétablissement et immobilisation des prestations pour une ancienne infirmière

Plaignant : Psychologue traitant

Problème : La CSPAAT a mis fin aux prestations d’une ancienne infirmière souffrant de problèmes de santé mentale et d’une lésion à la tête; lui a dit de                                           « se chercher un travail ».

Résolution : Le psychologue consultant de la CSPAAT a convenu que la femme était atteinte d’une invalidité totale et était non apte au travail.

Un psychologue a demandé l’aide de la Commission au nom d’une travailleuse blessée dont les prestations avaient été réduites et immobilisées sans que la CSPAAT tienne compte des problèmes de santé mentale de celle-ci.

La travailleuse, une infirmière de 53 ans, n’avait pas travaillé depuis des années et selon son psychologue, elle était atteinte d’une invalidité totale. Elle souffrait de psychose bipolaire et de dépression, aggravées par la situation au travail. Elle avait également eu une lésion à la tête. Néanmoins, son gestionnaire de cas l’avait appelée avant d’immobiliser ses prestations et lui avait dit de « se chercher un travail ». Elle n’avait pas trouvé de travail, et ses prestations pour PG étaient passées de prestations intégrales à des prestations partielles bien que son dossier de demande de prestations ne contienne pas de renseignements actuels sur ses troubles ou son aptitude à travailler.

La CSPAAT avait établi que l’ancienne infirmière pouvait travailler à plein temps au salaire minimum dans le service à la clientèle. Selon le psychologue, la femme avait des problèmes d’attention, de concentration et de mémoire. Dans le cadre du programme de traitement de la douleur, il avait été établi précédemment que la travailleuse avait besoin d’un traitement intensif pour être en mesure de bénéficier de services de transition professionnelle, ces derniers ayant été suspendus en raison de son état. Celle-ci souffrait d’autres troubles médicaux et risquait de se blesser volontairement, d’après le psychologue.

Lorsque la Commission est intervenue en raison du processus décisionnel de la CSPAAT, le gestionnaire de cas a demandé à un psychologue consultant d’évaluer les rapports psychologiques au dossier ainsi que de nouveaux renseignements médicaux de deux autres fournisseurs de services, tous deux jugeant la travailleuse incapable de reprendre le travail.

Le psychologue consultant a acquiescé. Un directeur de la CSPAAT a admis que la travailleuse n’était pas apte au travail et était en droit de recevoir des prestations intégrales pour PG. Les prestations ont été versées rétroactivement et immobilisées jusqu’à l’âge de 65 ans.