Intervention rapide et opportune

La CSPAAT a indiqué à M. M, âgé de 57 ans et hospitalisé au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH), qu’il devait faire l’objet d’une évaluation psychologique indépendante dans les 10 jours à venir, faute de quoi ses prestations seraient touchées. La demande de prestations de M. M avait été acceptée en 2008, une chute étant survenue alors qu’il transportait du matériel. Il a ensuite été admissible à des prestations en raison d’un trouble dépressif grave, et une demande de prestations additionnelle a été soumise pour une lésion à la main. Il avait été admis pour des soins psychiatriques à sept reprises au cours des dernières années. Un examen récent d’un médecin a établi qu’il aurait parlé à du personnel de l’hôpital de projets de s’enlever la vie.

La clinique d’aide juridique représentant M. M craignait que l’évaluation supplémentaire ne retarde son immobilisation des prestations. Il faisait déjà l’objet d’une évaluation à l’admission à l’hôpital en vertu de la Loi sur la santé mentale. Préoccupée par sa situation, la clinique a appelé la Commission.

La Commission a contacté un directeur adjoint pour lui demander s’il pouvait examiner le dossier sur-le-champ et, en particulier, la lettre sur l’évaluation indépendante et le report de l’immobilisation. Quelques jours plus tard, le directeur adjoint a indiqué à la Commission que la demande d’évaluation psychologique indépendante n’était pas appropriée. Le dossier serait soumis à un nouvel examen étant donné l’aggravation de l’état psychologique de M. M. Il pensait que M. M n’était plus hospitalisé.

Lorsque la Commission a contacté la clinique d’aide juridique, cette dernière a déclaré que M. M était retourné à CAMH. La police l’y avait amené, estimant qu’il était déterminé à tenter de se suicider. Le personnel de la Commission a transmis l’information au directeur adjoint et a demandé ce qu’il en était de la décision de reporter l’immobilisation. L’examen établissait que l’état de M. M était lié au travail et qu’aucun traitement additionnel ne pouvait garantir son retour au travail. L’immobilisation a été appliquée, et il a eu droit à des prestations pour PG intégrales.