Décisions retardées

Un travailleur et son porte-parole se sont plaints à la Commission parce que la CSPAAT tardait à décider si le travailleur avait droit à des prestations pour perte de gains liées à des troubles psychologiques, et s’il pouvait participer au programme de réintégration au marché du travail. Le travailleur était aux prises avec de graves difficultés monétaires depuis que ses prestations indemnitaires avaient cessé, en juin. Depuis ce temps-là, il subsistait, à Toronto, avec 88 $ par semaine.

Après avoir étudié le dossier du travailleur, la Commission a constaté que la décision avait été retardée pour deux raisons :

  • le psychiatre qui traitait le travailleur n’avait pas répondu aux nombreuses demandes de la CSPAAT au sujet de l’état médical actuel du travailleur;
  • le médecin consultant de la CSPAAT qui avait étudié le dossier avait recommandé à la CSPAAT d’obtenir une évaluation psychologique indépendante, et cette évaluation n’avait pas encore été organisée.

La commissaire a examiné la situation du travailleur avec le directeur des services cliniques, dans le cadre de discussions qui se poursuivaient sur la question des consultations psychologiques. Le directeur est venu en aide. Il a vite obtenu des rendez-vous pour une évaluation indépendante du travailleur dans le cadre du programme des traumatismes psychologiques.

Le directeur a également confirmé qu’un examen rapide du rapport du psychiatre traitant avait été entrepris, à l’issue duquel la CSPAAT a décidé d’accorder au travailleur le plein montant des prestations de perte de gains, avec effet rétroactif.