Cas psychiatriques

Parfois, la Commission peut contribuer à amener de nouveaux renseignements médicaux à l’attention du gestionnaire de cas avant qu’une décision finale ne soit prise.

Une travailleuse de 49 ans recevait des prestations de PNF de 30 % (pension de déficience permanente) pour des blessures bilatérales aux coudes et aux épaules, de même que pour une blessure au cou. Elle avait reçu des prestations de perte de gains intégrales pendant cinq ans, après un certain nombre de tentatives de retour au travail non fructueuses.

En mai 2010, on a avisé la travailleuse qu’elle était aiguillée vers un plan de réintégration au marché du travail, consistant en quatre semaines de formation en recherche d’emploi, et que cette mesure prenait effet sur-le-champ. On lui a dit qu’une fois la formation terminée, elle cesserait de recevoir des prestations. La décision ne faisait pas mention d’un rapport récent du spécialiste contenant de nouveaux renseignements, notamment des restrictions et d’éventuels nouveaux domaines d’admissibilité (douleur chronique et trouble d’anxiété). Suite à l’enquête de la Commission, la CSPAAT a continué à verser des prestations à la travailleuse en attendant un rapport psychiatrique.

Le psychiatre a déclaré que la travailleuse souffrait d’un épisode dépressif majeur dû à sa douleur chronique. Il jugeait aussi qu’il y avait risque de suicide.

Après avoir examiné le rapport, le gestionnaire de cas a autorisé un traitement psychiatrique et des médicaments pendant la période du plan de réintégration au marché du travail (RMT). Le plan de RMT a été modifié, et on a offert à la travailleuse de suivre un programme d’accréditation en tant que commis au service à la clientèle, vente au détail, suivi d’un programme de formation en recherche d’emploi de huit semaines et d’un essai de retour au travail rémunéré de quatre semaines. La travailleuse a signé le plan de RMT en octobre.