Augmentation importante de l’indemnité pour perte non financière à un travailleur sans abri

Cet ancien camionneur était sans abri et en détresse. La CSPAAT avait réduit l’indemnité intégrale pour perte de gains (PG) à une indemnité partielle parce que, selon elle, le
travailleur n’avait pas coopéré à un programme de transition professionnelle (TP) qui aurait pu le préparer à un travail en soutien informatique. La CSPAAT a indiqué qu’il pouvait également travailler dans le domaine du service à la clientèle, mais qu’il n’avait pas postulé à des emplois comme l’exigeait le programme de TP.

Le travailleur avait subi une lésion grave à la main droite alors qu’il déchargeait un camion. Il avait reçu des prestations pour PG et une indemnité pour perte non financière (PNF) de 17 pour cent pour sa déficience permanente.

Le travailleur a affirmé qu’il avait postulé à des emplois, mais que la CSPAAT ne le croyait pas. Il a déclaré qu’il ne pouvait pas travailler dans le domaine du service à la clientèle ou du soutien informatique, car il avait de la difficulté à interagir avec des gens. Des évaluations au dossier confirmaient ceci, indiquant qu’il était probablement autiste, et suggéraient des problèmes de santé mentale sous-jacents. Un examen du dossier par la Commission a également révélé que la CSPAAT n’avait pas réévalué l’indemnité pour PNF tel que demandé par le travailleur.

La Commission a contacté un chef de service pour discuter de la demande du travailleur qui sollicitait de l’aide et l’accès à d’autres services. Le chef de service a proposé que, si le travailleur était prêt à coopérer, la CSPAAT réévaluerait son état psychologique et l’effet de celui-ci sur des emplois appropriés et sur un éventuel retour au travail. Par la suite, le chef de service a cependant indiqué à la Commission que le travailleur avait refusé une offre précédente d’évaluation psycho-professionnelle.

Le chef de service a renvoyé la demande pour qu’une indemnité pour PNF soit réévaluée de façon accélérée afin de tenir compte du syndrome douloureux régional complexe
du travailleur. En conséquence, la CSPAAT a augmenté son indemnité pour PNF de 37 pour cent.

La somme forfaitaire accordée rétroactivement a suffi à couvrir les frais de logement temporaire du travailleur. La CSPAAT a indiqué à la Commission qu’elle allait examiner des emplois appropriés.