Allocation pour soins personnels

Le travailleur a communiqué avec la Commission, par l’intermédiaire de son fils, pour se plaindre que la CSPAAT avait réduit son allocation pour soins personnels. Âgé de 80 ans, le travailleur avait subi au travail, en 1968, une blessure à la moelle épinière qui l’avait laissé paraplégique. Sa conjointe, âgée de 74 ans, prenait soin de lui depuis 38 ans. Le travailleur avait obtenu une allocation de soins personnels pour couvrir le coût des soins qui lui étaient fournis chez lui.

Le travailleur croyait que son allocation avait été réduite parce qu’il avait fait installer un interphone comme mesure de sécurité, ce que la CSPAAT lui avait recommandé de faire. Il avait cru comprendre que la CSPAAT paierait pour ce service, mais il a appris par la suite que son allocation avait été beaucoup réduite pour couvrir cette dépense. C’était la première fois que son allocation avait été réduite. Avant cela, son allocation avait été augmentée à mesure que son état de santé avait changé.

Le fils a dit à la Commission que ses parents n’étaient pas contents de l’interphone et avaient demandé qu’il soit enlevé. La CSPAAT ayant été réticente à le faire, son chef de service a demandé au travailleur de signer une lettre confirmant qu’il refusait l’interphone. Le travailleur s’était senti contraint et craignait ce qui pourrait lui arriver s’il signait ou ne signait pas la lettre.

En outre, le fils s’était plaint du temps que son père avait dû attendre pour faire examiner son allocation et obtenir une décision. Il a dit qu’une année s’était écoulée après le premier examen de l’ergothérapeute, en 2005, avant que la CSPAAT n’envoie l’infirmière gestionnaire de cas et l’ergothérapeute voir son père en 2006.

Un spécialiste de la Commission a rencontré deux directeurs de la CSPAAT pour examiner avec eux un certain nombre de questions liées aux procédés de la CSPAAT. La CSPAAT a accepté de réexaminer l’allocation de soins personnels en se fondant d’une part sur l’information obtenue lors des deux visites au domicile du travailleur et, d’autre part, sur ce que la CSPAAT avait fait auparavant dans des situations similaires. Après l’examen, le travailleur a reçu de la CSPAAT une lettre décrivant les changements apportés à chaque aspect de son allocation. Il a aussi obtenu des excuses pour le temps que la CSPAAT avait pris à réexaminer l’allocation et à autoriser les changements apportés à celle-ci. La CSPAAT a également accepté d’enlever l’interphone et de modifier l’allocation en conséquence.

Les directeurs ont dit qu’ils veilleraient à rappeler à leur personnel qu’il doit communiquer clairement aux travailleurs les effets que de tels services peuvent avoir sur les allocations de soins personnels. Les lettres de décision ont été révisées afin d’y inclure des explications détaillés sur tout changement apporté aux allocations de soins personnels.